A la conquête de l’ouest …

A la conquête de l’ouest …

Après Chicago, cap au sud en empruntant l’historique route 66 ! Nous visons Saint Louis dans le Missouri, lieu de départ, il y a plus de 200 ans des pionniers partant à la conquête de l’ouest. St Louis est en effet considérée comme la porte en direction de l’ouest américain, c’est de là également que partirent Lewis et Clark en 1804. Pour nous aussi St Louis marquera notre départ vers l’ouest, l’objectif étant de suivre ces chemins chargés d’histoire et au fil des jours, se mettre dans la peau des colons partis eux aussi en famille pour un long voyage, bien plus périlleux que le nôtre !

Nous faisons étape à Spriengfield (Illinois), ville moyenne qui ne cesse de rendre hommage à Abraham Lincoln qui a fait ses débuts sur la scène politique alors qu’il exerçait le droit ici.

Saint louis se présente à nous sous la pluie et les orages, une accalmie matinale me permet de faire un petit footing le long du Mississippi et de passer sous l’arche monumentale «the Gateway Arch », symbole de la porte ouverte vers l’Ouest. La pluie et les orages étant annoncés pour deux jours, nous décidons de partir vers l’ouest sans visiter St Louis et nous nous réfugions à Méramec Cavern, au moins nous serons à l’abri ! Au-delà de l’intérêt géologique, l’histoire de ces grottes est une bonne introduction à l’histoire de cette région des états unis.  Dans les siècles passés, les Amérindiens utilisaient le système de la caverne pour s’abriter. Elle fut visitée pour la première fois en 1722 par un mineur français, elle fut ensuite exploitée pour le salpêtre dans la fabrication de la poudre à canon utilisée notamment lors de la guerre de sécession. Selon la légende locale, le hors-la-loi Jesse James et son frère l’ont ensuite ​​utilisée comme cachette dans les années 1870…

Plus à l’ouest, nous visitons le village d’Arrow Rock (flèche de rock), qui fut fondé au début du 19ème siècle en raison de son positionnement au bord du fleuve Missouri. Il devint un port de commerce important avant de décliner progressivement suite à l’ouverture de la liaison ferroviaire vers l’ouest, la ligne du Santa Fe. L’intérêt de ce village aujourd’hui repose sur le fait qu’il n’a quasiment pas changé depuis 2 siècles, les maisons et commerces ont été conservés et retapés à l’identique. Une cinquantaine de personnes y réside à l’année et certaines bâtisses sont laissées libres d’accès au public. Nous avons visité le village dans la quiétude d’une fin d’après-midi ensoleillée et avons ainsi fait un bon de 200 ans en arrière, magnifique !

A bientôt sur les routes de l’Ouest …

Le départ

Le départ

Dans le processus de décompression et de préparation au départ, c’est l’Hérault qui nous accueille après la Drôme. 3 jours chez mes parents (Fabrice) pour partager ces derniers instants en France et préparer les quelques 250 kg de bagages ! Papi Bernard a ressorti une balance romaine du siècle dernier pour peser chaque bagage avec précision, mais nous n’avons pas retrouvé le certificat d’étalonnage ! Nous avons pu mettre à  profit ces quelques jours pour finaliser les formations de papi et mamie aux outils de communication qui seront utilisés durant le voyage. Blog, Skype et autres  WhatsApp n’ont plus de secret pour eux !

Samedi 14 avril, 2h00 le réveil sonne, il est temps de boucler les dernières valises, de faire encore plein de bisous et de se rendre à Marignane pour le vol Air Transat TS455 de 8h40. Vincent nous accompagne en bout de piste au bord de l’étang de Berre, il pleut. Les bagages sont enregistrés, les vélos aussi, nous prenons place à bord de l’A310, drôle de sensation, nous n’avons pas de billet retour !

Comme pour profiter encore un peu du sol français,  le pilote engage la pleine puissance des réacteurs avec une demi-heure de retard, are you ready ? let’s go !!