Prince Rupert – British Columbia – du 2 au 5 Août

Prince Rupert – British Columbia – du 2 au 5 Août

Après avoir fait une halte sur le camping municipal de Kitwanga, où nous faisons la rencontre d’un couple de cycliste, Kiti une chinoise et Marc un anglais, nous partons pour Prince Georges. Nous ne ferons que passer la nuit sur le parking du supermarché Wallmart avant de repartir pour Prince Rupert.

Nous choisissons le camping au plus près des docks pour faciliter notre départ en ferry pour l’Alaska dans les prochains jours.

À cette période de l’année, c’est la saison des baleines qui remontent du sud en direction du cercle polaire pour faire le plein de nourriture. Nous choisissons de faire une excursion en bateau avec la compagnie Adventure Tours, nous ne serons pas déçus… Nous sommes émerveillés de voir ses magnifiques mammifères marins. Les baleines à bosses sont en grand nombre et le capitaine du bateau, un passionné, les connait visiblement très bien. Il semble même être complice avec elles, il manœuvre le bateau en respectant leurs déplacements afin de ne jamais les gêner et coupe les moteurs à mainte reprise. En échange, les baleines semblent lui donner, par moment, la permission de s’approcher ou alors, de venir d’elles-mêmes en direction du bateau et nous faire profiter du spectacle au plus près. L’une d’elles nous fera la joie d’effectuer un saut majestueux à quelques mètres du bateau. Elles nagent et chassent ensemble en utilisant une technique bien à elles pour attraper le plus de petits poissons possible. En effet, elles se rassemblent sous l’eau et forment un cercle pour capturer leur nourriture en remontant à la surface de l’eau ensemble. Nous avons eu l’immense chance de participer à ce spectacle grandiose et la joie de voir nos filles en admiration devant ces fabuleux cétacés dont elles se souviendront certainement très longtemps !!

Nous observons également des « sea lions », lions de mer ou otaries, jonchés sur les rochers qui forment de petites iles.

Le lendemain, nous partons visiter Prince Rupert qui ne présente pas de grands intérêts touristiques mais regorge de poissons et nous faisons le plein de salmon (saumons), cod (morues), halibut (flétans) après avoir dégusté un fish and chips délicieux….Nous visitons également l’ancienne cannerie (conserverie) de Port Edward où nous faisons la connaissance d’un lyonnais (si si !) qui, après avoir cherché du travail dans le New Brunswick, a finalement atterri de l’autre côté du Canada pour s’évader du tumulte de la vie citadine française…

Nous décidons de nous rendre au sommet du mont Hays surplombant la ville et la baie de Prince Rupert. Fabrice a repéré une piste et nous voilà partit pour l’ascension en voiture ! Le chemin n’est praticable qu’en 4x4 mais notre JEEP fera l’affaire et nous arrivons au sommet en faisant preuve de persévérance. Alors que nous pensions être seuls au monde pour profiter du coucher de soleil sur la baie, nous faisons la rencontre d’un bordelais (décidément !) qui est venu ici pour exercer son métier de pilote d’hydravion !

Le lendemain, nous partons pour une randonnée en forêt. Il s’agit ici de forêts humides très denses assez semblables aux forêts tropicales, avec quelques degrés en moins. Aucun animal à l’horizon juste des empreintes laissées dans le sol très boueux par des biches.

Pour la suite de notre expédition, nous avons fait le choix des sacs à dos afin de privilégier le transport en ferry et en avion pour nous déplacer sur les iles d’Alaska. C’est avec un petit pincement au cœur que nous laissons ici notre douillet camping-car. Après le diner, nous fermons la porte de la maison et nous dirigeons, sacs sur le dos, vers le ferry qui va nous mener à Juneau où, en plein mois d’Août,  le mauvais temps nous attend !!!

Parc National de Jasper du 29 Juillet au 2 Aout

Parc National de Jasper du 29 Juillet au 2 Aout

La ville de JASPER marque la fin de la descente depuis les champs de glace que nous avons quittés au petit matin. Jasper NP est le plus grand parc national du canada et la ville de JASPER est une ville très touristique.  

Nous trouvons le camping du Snaring qui fonctionne en « first come first serve » (1er arrivé, 1er servi) à une dizaine de minutes du centre-ville. Notre arrivée matinale nous permet de trouver un emplacement où nous resterons une petite semaine. Nous faisons le plein de gaz pour éviter de tomber en panne de chauffage au cas où les nuits soient fraiches…

Nous faisons le tour de la ville pour repérer le centre d’information, le coiffeur et les boutiques de kayak…

Le lendemain, nous partons pour une petite rando dans Maligne Canyon, malheureusement le temps tourne à l’orage et des trombes d’eau inondent le sentier qui devient boueux et il nous faut faire très attention pour rester debout ! Malgré nos équipements de montagne, nous finirons trempés en arrivant en haut du canyon, la vue est vertigineuse et le canyon magnifique. Sous prétexte de séchage de nos tenues, nous dégustons une bonne glace à la « Maligne Canyon Tea House ».

Nous aurons la mauvaise surprise en revenant au camping de découvrir plusieurs arbres tombés sous les rafales de vents violents dont un qui s’est couché sur une caravane et un autre a coupé l’accès à l’allée du camping. Heureusement notre « maison » n’est pas touchée !!

Après l’école du lendemain, nous nous rendons aux hot spring de Miette à une heure au nord de JASPER. Les sources chaudes ont été captées et alimentent trois bassins, un à 18°C un autre à 27°C et un dernier à 39°C. La fraicheur des températures nous poussent logiquement dans les deux derniers dans lesquels nous nous moquerons des averses de pluie de fin d’après-midi !

Le soleil retrouvé, nous partons pour Medecine Lake dans l’idée d’y faire une croisière. Il se trouve que celle-ci est réputée donc les bateaux sont complets pour la journée, dommage… ou pas car vu les prix pratiqués, pas sûr que nous serions montés sur un bateau ! Nous profitons néanmoins de la beauté des lieux et des berges accueillantes où nous prenons un bain de soleil.  Au retour, nous avons la chance de croiser sur la route une maman ours avec ses deux bébés qui nous passent juste devant la voiture. Nous les observerons manger des baies sauvages, à quelques mètres, bien en sécurité dans notre voiture !

Nous consacrons la journée du lendemain à flâner en ville où nous ferons la rencontre de Christine une québécoise rencontrée dans un magasin de kayak. Elle nous indiquera d’ailleurs son coiffeur préféré et les filles et fabrice se feront une coupe d’été avec un carré très court pour Léa et Laura ! Nous déjeunons au bord du lac Edith et profitons du soleil.

Aujourd’hui, levé bonne heure pour prendre le téléphérique et monter au sommet du Mont Whistler pour savourer notre petit déjeuner dans le restaurant avec vue panoramique. Bien entendu, Fabrice n’a pas oublié son parapente pour redescendre !!!  Toutes les personnes sur place feront la photo de son décollage et particulièrement les asiatiques ! A son arrivée dans le centre-ville de JASPER, il sera accueilli par la police municipale… Jasper est certes le premier parc national à autoriser le vol libre, comme lui a indiqué Benjamin, un champion Canadien de parapente rencontré la veille mais il semble que la Police locale ne soit pas au courant… Elle a été alertée par une trentaine d’appels téléphoniques, le parapente ici n’est pas aussi courant que dans les alpes ! Le policier est là pour verbaliser Fabrice et lui saisir son parapente. Après discussion, le policier prénommé Neils ne doute pas de sa bonne foi et du coup sympathise avec Fabrice. Il appelle son supérieur pour lui expliquer et au final ils se quitteront copain, après avoir discuté du Pays de Galles d’où est originaire le policier. Neils donnera sa carte à Fabrice et l’encourage à se renseigner auprès des rangers du parc sans le verbaliser. Ouf !! En effet, renseignements pris, le parapente est bien autorisé au sein du parc de Jasper, mais le survol et l’atterrissage dans la ville ne sont pas autorisés, le terrain de foot en centre-ville choisi par Fabrice pour se poser n’était donc pas approprié !

Le lendemain nous avions décidé de descendre la rivière Athabasca en kayak mais la pluie et le vent nous font changer d’avis !!

C’est ici que nous décidons de raccourcir notre parcours pour gagner un peu de temps et partir directement pour l’ALASKA sans passer par le nord du Canada et le Yukon. Julie arrive début septembre à Seattle, il nous faut être au rendez-vous pour accueillir ma grande !

Avant de partir, les filles souhaitent dire au revoir à Christine c’est ainsi que nous retournons au magasin de kayak pour lui faire nos adieux… Nous en profitons pour acheter une pompe électrique pour gonfler plus facilement nos kayak et paddle.

Nous prenons la route pour longer la rivière SKEENA et nous rendre à Prince Georges puis prince Rupert avant d’aller prendre le ferry pour l’Alaska !!

Parc National de Banff et l’Icefield Parkway –  Du 21 au 24 juillet

Parc National de Banff et l’Icefield Parkway – Du 21 au 24 juillet

Nous retrouvons le même niveau d’affluence qu’à Yellowstone avec les chinois qui sont un bon indicateur des sites les plus touristiques…. A un point tel ici que sur les trottoirs de la ville nous suivons la foule les uns derrière les autres et on se demande un peu ce que l’on fait là …

Tous les campings affichent « full » alors qu’il y a de la place si on cherche bien, nous dégotons une place au plus proche du village.

On se fait un petit resto à midi avant de faire les boutiques. Rapidement, on part pour descendre la rivière BOW. Au départ du camping, nous laissons le camping-car à BANFF en centre-ville et remontons la rivière Bow en voiture pour réserver une place de camping au plus près de l’ICEFIELD PARKWAY et des fameux lacs Louise et lac Moraine.

Une fois la réservation faite, nous sommes chanceux il n’y avait plus qu’une seule place de disponible, nous voilà parti pour 6 heures de navigation avec kayak et paddle pour rejoindre BANFF. Nous profitons des paysages merveilleux où nous sommes seuls au monde, c’est pourquoi nous n’avons pas oublié d’emporter notre bombe à ours !!! Après 38 km de descente ( !), nous arrivons épuisés à BANFF et recherchons de toute urgence un glacier pour déguster une bonne glace bien méritée…

Arrivés au camping réservé le matin, l’emplacement semble bien petit pour notre VR. Une fois de plus Fabrice manie le motorhome avec aisance et le positionne au millimètre dans cet emplacement qui ne laissait pas beaucoup de marge de manœuvre !

Le lendemain, nous faisons une heure de voiture pour nous accorder une halte aux sources chaudes de Radium Hot Springs. C’est aussi l’occasion de traverser le Parc National de Kootenay, magnifique. Après quelques heures d’intenses activités, bains à 25°c, bains à 35°C et séance bronzage, nous nous rendons au village pour une halte au glacier et déguster une énorme glace. Pour les glaces, les canadiens comme les américains n’ont visiblement pas la même unité de mesure que nous ! ici lorsque vous demandez une boule simple on vous en met une montagne ! deux boules ? deux montagnes ! On s’est fait avoir la première fois mais au grand bonheur de nos petits et grands gourmands!!

Sur le chemin du retour pour BANFF nous croisons des chèvres sauvages et ensuite un loup qui longe la route pendant environ 5 minutes à nos côtés alors même que Léa venait de nous dire qu’elle aimerait bien voir son animal préféré, le Loup ; son vœu est exaucé !

Le lendemain, nous mettons le réveil à 5h du matin pour espérer avoir une place sur le parking du lac moraine. Et oui ici les places sont chères, très chères même car après 45 minutes de route, il est 7 heures, le parking est déjà plein et les rangers en ferme l’accès derrière nous, ouf ! En attendant patiemment l’ouverture du restaurant pour prendre notre petit déjeuner, nous faisons une séance photo au soleil levant dans un cadre féérique. Il fait un temps glacial.

Après un bon petit déjeuner, nous partons en randonnée pour le lac Minnestinmma où l’on fait la rencontre de québécois qui viennent ici très souvent pour la beauté des lieux. Effectivement, arrivés au sommet on a une vue panoramique des glaciers environnants. Les gens sont impressionnés par l’ascension de nos filles au sommet de cette randonnée annoncée comme difficile. Nous casse-croutons avant que Fabrice qui n’est pas rassasié prolonge la rando jusqu’au col situé à 3 000 m.

Nous amorçons la descente sans avoir vu âme sauvage qui vive ! Vu l’affluence touristique, les ours et autres animaux ont visiblement désertés les lieux ….

Nous profitons de nos kayak et paddle pour naviguer sur le lac Moraine et admirer cette couleur émeraude due à la poussière de roche relâchée par le glacier et qui se retrouve en suspension dans le lac. Nous n’avons pas trouvé beaucoup de canoé sur le lac vue le prix élevé à la location (150 $ de l’heure !). Pour finir la journée, nous nous promenons le long des berges du lac Louise, magnifique lui aussi.

Le lendemain nous nous engageons sur l’ICEFIELD PARKWAY. Cette route chemine le long de la chaine columbia sur 232 km et oscille entre 1 800 et 2300 m d’altitude. Autant dire qu’elle nous offre de fabuleux points de vues nous permettant ainsi d’apprécier la beauté des glaciers. Nous faisons une halte à mi-chemin et partons le lendemain pour une randonnée sur le lac Peyto. Encore une fois, on constate que les touristes ne se limitent qu’au point de vue accessible en voiture et ne sont jamais présents sur la randonnée, faute de temps… Nous trouvons un endroit pour piqueniquer juste au-dessus du lac Peyto d’un bleu émeraude lui aussi, vous imaginez la carte postale !

Arrivés au point culminant de l’Icefield Parkway, nous nous arrêtons au centre d’information pour connaitre les activités à réaliser sur place ; un camion 8x8 amène les touristes sur le glacier Athabasca, une passerelle à fond de verre au-dessus des glaces « la skywalk » et le téléphérique… Nous avons préféré rester au plus proche de la nature et faire une nouvelle randonnée loin de la foule du glacier et loin de ce business qui nous laisse un peu perplexe. Alors même que le glacier recule à vue d’œil, son exploitation se poursuit à un rythme effréné…

Même si ce n’était qu’un parking et non un camping nous avons eu la chance durant deux jours de profiter du levé et du coucher de soleil sur le glacier Athabasca du Columbia Icefield car nous n’étions qu’à 1 km des glaciers à vol d’oiseaux alors qu’il y a 100 ans le glacier recouvrait l’emplacement où nous avons dormi. Là aussi, le jeu des photos avant/après nous permet de constater que le recul des glaciers s’accélère de plus en plus ces dernières années. Nous sommes sidérés et désolés de voir le ballet incessant des niveleuses qui refont la piste pour permettre le défilé des camions 8x8 qui emmènent les touristes tout au long de la journée sur le glacier …

C’est la tête émerveillée par la beauté des lacs, des glaciers, des montagnes et des nuits merveilleusement étoilées que nous entamons la descente vers le parc national de JASPER.

Du 17 juillet au 21 juillet – Remontée vers Calgary

Du 17 juillet au 21 juillet – Remontée vers Calgary

Sur la route qui nous mène de waterton à Calgary, nous faisons deux haltes pour visiter des sites historiques afin d’en savoir plus sur l’histoire de la région.

Premier site : LE BUFFALO JUMP ou l’art de la chasse du bison selon les indiens. C’est le deuxième BUFFALO JUMP que nous visitons mais celui-ci propose un musée très enrichissant relatant la manière avec laquelle les indiens mettaient à profit la topographie des lieux pour chasser le bison à grande échelle.

 Grâce aux films et animations proposés dans le musée, nous découvrons comment les indiens attiraient les bisons en les effrayant en direction de la falaise au soleil couchant. Les bisons apeurés courraient, et aveuglés par le soleil, ne voyaient pas la falaise d’où ils effectuaient un formidable jump dans le vide. En contrebas, le reste de la tribu achevaient les bisons rescapés. L’entraide entre les tribus amérindiennes était telle que celles-ci disposaient du site le temps d’une chasse à tour de rôle. Le musée avait un autre formidable avantage pour nous : La climatisation (+ de 35 degrés dehors) ce qui fait que nous avons eu encore plus de plaisir à prendre le temps de découvrir l’histoire de ce site.

Le deuxième site : BAR U RANCH nous retrace l’histoire des grands ranchs d’élevage du temps des cowboys. Ces ranchs s’organisaient pour suivre le bétail sur un territoire aussi grand qu’un département français. Pour cela ils disposaient de réfectoires et dortoirs ambulants qui leur permettaient de suivre le bétail en sillonnant les plaines de l’ALBERTA. Le site visité du BAR U RANCH était la maison mère du plus gros ranch que l’ALBERTA et le CANADA aient connu. L’ensemble des bâtiments a été préservé et restaurés et on y découvre une organisation digne d’une petite ville avec sa forge, son écurie, ses hangars agricoles, ses logements, une sellerie, une carrosserie, un abattoir, un moulin….

Nous arrivons ensuite à CALGARY. C’est l’heure de la révision du VR pour les 8 000 km ! Nous laissons donc notre VR au garagiste pour la journée et engageons une autre révision, celle de la dentition de Fabrice qui présente aussi des signes de faiblesse…. En effet, depuis quelques jours, Fabrice souffre d’une dent de sagesse. Le garagiste nous donne l’adresse de son dentiste qui nous reçoit  l’après-midi même entre deux rendez-vous. J’en profite également pour faire une petite révision dentaire car une de mes dents s’est cassée.

Le dentiste qui reçoit Fabrice lui confirme qu’il est nécessaire d’arracher la dent mais ne souhaite pas le faire lui-même et propose à Fabrice de revenir le lendemain où un spécialiste sera présent. Face à la douleur, Fabrice insiste et l’encourage à le faire lui-même ce qu’il fera au final avec brio.

Il s’en suivra la facture bien sûr que nous appréhendons un peu vu qu’en Amérique du nord les frais médicaux sont exorbitants ! Mais bonne surprise elle ne s’élevera qu’à 90 dollars pour Fabrice (pris en charge par l’assurance voyage) et 0 dollar pour moi. Et oui, les frais dentaires sont gratuits lorsqu’il s’agit de réparation provisoire…..

Les révisions terminées, nous allons enfin profiter de CALGARY !  Nous prenons nos vélos pour longer la rivière et nous rendre au centre-ville. Tout au long de notre parcours nous suivons des embarcations gonflables qui se laissent porter par les flots en direction du centre-ville et nous comprenons alors que c’est une activité répandue ici que d’utiliser ce moyen de locomotion ludique pour profiter de la rivière Bow jusqu’en centre-ville !

Nous arrivons devant la tour de CALGARY et nous élevons au sommet pour avoir une vue panoramique de la ville. Ainsi nous apercevons toutes les infrastructures érigées pour les jeux olympiques de 88. En repartant nous traversons la 8ème avenue, rue piétonne très animée et décidons de revenir le soir pour profiter d’un diner en terrasse. Calgary était pour nous aussi une étape pour rendre visite à la cousine d’un ami mais nos emplois du temps ne l’ont pas permis.

Le lendemain nous décidons de nous rendre sur l’un des sites phares des jeux olympiques qui a regroupé plusieurs disciplines. La piste de luge a été transformée pour permettre à chacun de profiter tout au long de l’année des joies de la glisse. C’est donc avec grand plaisir que nous avons dévalé à plusieurs reprise cette piste avec les enfants.

Nous prenons ensuite la route afin de relier notre prochaine étape à savoir le parc national de BANFF.

Glacier National Park (USA) and Waterton Lake (Canada) – Du 7 au 16 juillet

Glacier National Park (USA) and Waterton Lake (Canada) – Du 7 au 16 juillet

Nous arrivons par l’entrée Est du parc de Glacier National Park et l’on s’installe dans un RV Park à Hungry Horse. Nous allons pouvoir profiter de la piscine pour quelques jours car ici aussi la chaleur est bien présente. Plusieurs randonnées nous permettent de profiter du parc et de découvrir une faune très variée. C’est dans ce parc que nous verrons notre premier grizzli à 300 mètres de nous. LOGAN PASS est le col où nous verrons le plus d’animaux de tout notre périple avec des chèvres des montagnes, des marmottes, des mouflons, des biches, des chipmuks…..

A l’occasion d’une randonnée qui nous mène à ICEBERG LAKE nous commençons à toucher du doigt les premiers signes du réchauffement climatique. Et oui, ici aussi, les glaciers fondent et les blocs de glace présents dans le lac ressemblent plus à de gros glaçons qu’à des icebergs. Il n’empêche que ce lac est magnifique et c’est un nouvel instant magique où nous profitons de la beauté des lieux et d’une eau d’un bleu émeraude.

Le lendemain, Fabrice profitera de son réveil matinal pour faire une randonnée un peu plus difficile qui était sensée durer 5 heures. Mais J’assure donc seule l’école ce matin mais à l’heure du déjeuner pas de fabrice ! J’attends et patiemment une petite heure supplémentaire avant d’alerter les rangers du parc. Il aura mis finalement 8 heures car une partie de la rando pour atteindre le sommet n’était pas prise en compte dans le timing…. Heureusement malgré sa rencontre avec des Mooses (Orignaux) qu’il aura du contourner et être passé à côté d’un grizzli sans le voir (des randonneurs l’on vu sur le chemin 20 minutes avant) tout s’est bien terminé !

Le jour suivant, nous testons nos kayaks et paddle pour une descente de la Middle Fork Flathead River sur environ 20 km. La journée est magnifique mais l’eau reste très froide car elle provient des glaciers comme vous l’avez compris. Nous rencontrons quelques rapides qui viennent pimenter notre descente et au détour d’un virage en S, fabrice se retrouve bien malgré lui dans l’eau glaciale (12 degrés) ce qui a déclenché un fou rire général sur le kayak…. C’est à l’issue de cette descende de rivière qu’il nous a semblé plus prudent d’équiper Léa et Laura de gilets de sauvetage…

A l’occasion d’une soirée organisée par le parc, nous sommes allés à la rencontre des indiens « les blackfeet » qui nous ont contés la vie de leurs ancêtres dans le parc et nous ont fait profiter de démonstration de danses sacrées.

Le parc de Glacier(USA) et le parc de Waterton (canada) se touchent et sont délimités par la frontière. Ils ont fusionné en 1995 pour donner naissance au parc international de la paix afin de sceller l’amitié entre les deux pays.

Nous passons donc la frontière pour nous rendre à Waterton. C’est ici que nous verrons notre premier renard avant de nous rendre au camping qui était complet. Heureusement pour nous, quelques jours auparavant des ours noirs ont été vus dans le camping ce qui a conduit les autorités du parc à annuler toutes les réservations des campeurs en tente…. Seuls les camping-car et caravanes étaient autorisés ! Nous observerons effectivement les ours à quelques centaines de mètres du camping. En regardant le plan du parc, Léa et Laura seront surprises par la venue d’une biche qui passera juste derrière elles à quelques centimètres…

A l’heure du thé nous profitons du « Tea time » à l’hôtel prince de Galles pour déguster les délicieux petits fours avec vue sur le lac Waterton ; lac que nous traverserons le lendemain en bateau pour une nouvelle randonnée de l’autre côté de la frontière ! L’hôtel a été préservé des flammes lors de l’incendie qui a ravagé la forêt aux alentours l’année dernière.

A l’issu des 10 jours passés dans ces deux parcs, nous mettons le cap au nord, objectif Calgary.

On est toujours la !

On est toujours la !

Et oui, nous sommes toujours là !

Bon c’est vrai que, depuis le mois d’Août, le blog n’a pas été alimenté, hormis la carte. La faute à quoi ? Et bien tout simplement au voyage ou plutôt au fait que nous sommes vraiment rentrés dans le temps du voyage… Nous y sommes rentrés chacun à notre rythme, quasi instantanément pour les filles, au bout d’un mois pour Isabelle, et pour ma part, il m’aura bien fallu 5 mois pour stopper la machine et prendre le temps, oui, enfin prendre le temps ! Et quand on prend le temps, vous savez, celui de profiter de l’instant présent, de prendre la journée plutôt comme elle se présente et non pas comme on l’a planifiée, de profiter pleinement de sa famille, des endroits magnifiques que l’on traverse, des gens que l’on rencontre, des animaux que l’on croise, de laisser libre cours à ses envies et ne surtout pas se forcer, et bien quand on prend ce temps-là, il est déjà tard le soir lorsque l’on se dit, « au fait, le Blog… bah, on verra demain». Et de demain en après-demain, on se retrouve finalement assez facilement deux mois plus tard !

On ne garantit pas que les articles vont redémarrer sur un rythme effréné, mais on va quand même essayer d’être un peu plus présent et vous faire partager avec grand plaisir notre formidable aventure !

C’est reparti !

Yellowstone

Yellowstone

On nous avait dit, Yellowstone, vous allez adorer mais à cette période, il y a beaucoup de monde. Et bien Yellowstone, on a adoré, mais à cette période, il y a beaucoup de monde ! En effet, le premier parc national créé au monde (1872) est connu de tous, c’est pourquoi les touristes du monde entier et particulièrement les asiatiques visitent Yellowstone, 3 millions de visiteurs par an, 80% entre fin juin et fin Août !

Par chance, ici encore le visiteur ne dispose en moyenne que d’un ou deux jours pour parcourir le parc dans son programme global de voyage. C’est donc sur les sites les plus connus et les plus accessibles que se concentrent 95% des visiteurs. Nous sommes donc conscients du privilège qui est le nôtre de pouvoir consacrer 8 jours à la visite du parc. Un luxe qui nous a permis, une fois visités, de nous écarter des sites surpeuplés et d’accéder à d’autres, plus intimistes, plus intenses, où la force de la nature se fait sentir, où la faune se montre généreuse, préservée, belle et accueillante et vous laisse à penser que vous êtes les premiers à fouler ces immenses plaines, toucher du doigt ces beaux sommets et remonter ces puissantes rivières.

Il a fallu quand même revoir notre stratégie habituelle pour trouver où poser notre maison. Notre stratégie habituelle ? C’est simple, on a le temps, on ne se stresse pas et on ne réserve rien, on trouvera bien un endroit où poser le camping-car. Et bien à Yellowstone début juillet, ça ne marche pas ! Après une première nuit passée sur un parking interdit au camping (nous ne serons pas dérangés) et la journée du lendemain à alterner entre visite des geysers et des campings complets, nous avons été obligé de quitter le parc pour passer la nuit dans la jolie petite ville de Gardiner, sur le parking de l’école car là aussi les campings étaient « Full » ! Par chance, la majorité des campings du parc ne peuvent être réservés ; ils sont en mode premier arrivé, premier servi. Ainsi, la nouvelle stratégie reste simple, réveil à 5h le lendemain matin, 1h30 de route qui nous sépare du camping situé au centre du parc, 30 minutes d’attente que la route en travaux ouvre à la circulation et à 7h30 nous sommes dans la file d’attente. Nous y faisons la rencontre d’Antony qui arrive de San Francisco. Il est heureux de pratiquer son Français qu’il tient de sa maman française venue s’installer aux USA dans les années 80. De notre côté, afin d’améliorer notre anglais, nous lui proposons une conversation français pour lui, anglais pour nous ! Antony est ingénieur du son pour la compagnie de Georges Lucas à Hollywood, il a 2 jours avec ses amis pour visiter le parc. Les emplacements se libèrent peu à peu et quand vient notre tour, le Ranger en charge de l’attribution des emplacements nous indique qu’un seul site capable d’accueillir de grands véhicules est prévu d’être libéré aujourd’hui alors que nous sommes deux à patienter sagement depuis plus de 2 heures avec un grand camping-car … Nous sommes arrivés 3 minutes avant l’autre VR (véridique !) donc les premiers, l’emplacement sera pour nous ! Il est 11h, nous installons notre campement pour les 7 jours qui viennent : Yellowstone, nous voilà !

Ce magnifique parc nous a offert, chaque jour, de belles rencontres avec la faune sauvage, de magnifiques et immenses espaces préservés et bien sûr les superbes et surréalistes couleurs créées par de nombreux phénomènes géothermiques. Il y a les plus beaux, les plus spectaculaires, les plus connus (Old Faithfull, Grand Prismatic …) qui sont dotés d’infrastructures directement accessibles depuis la route permettant d’accueillir les flots incessants de visiteurs. Leur beauté est telle que nous avons pris énormément de plaisir à nous glisser dans la foule pour s’en approcher et s’en émerveiller.

Et puis il y a les autres, plus modestes, plus petits, moins hauts en couleur, mais qui ont l’énorme avantage de ne pas être répertoriés sur les guides et être simplement là, au détour d’un chemin de randonnée, sans personne autour, juste pour nous ! Ceux-là se laissent approcher, sans panneaux d’interdiction ni barrières, simplement en faisant appel au bon sens et à la prudence du randonneur qui n’a pas vraiment envie de plonger dans une piscine à 95°c ! Ces mini volcans, nous ont offert des moments rares, où, tels des aventuriers nous nous sommes approchés, prudemment et avec méfiance, pour sentir les odeurs de souffre et d’œuf pourri, toucher cette eau ou cette boue chaude, tiède ou bien bouillante et au final sentir toute la puissance de la matière en fusion juste sous nos pieds…

Bien sûr nous nous souviendrons des geysers mais nos rencontres avec la faune ont été bien plus chargées d’émotions. Se retrouver seul en vélo face à face avec un coyote a été une expérience inoubliable. Laura ne savait pas s’il fallait être contente de voir de si près « son animal préféré » où s’il fallait remonter sur le vélo pour s’enfuir à toute allure « c’est bon papa, on peut y aller maintenant … ». Yellowstone marquera notre première rencontre avec les ours noirs, forcément impressionnant, fascinant, exaltant ! Depuis le parc de Bighorn Canyon où nous en avions fait l’acquisition, et Grand Téton où nous avions suivi une petite formation quant à son utilisation, nous avons sur nous un spray poivré sensé repousser une attaque d’ours. Alors forcément, avoir l’intéressé à proximité de soi nous interroge sur l’efficacité de notre aérosol à 50$… comme toute solution de dernier recours, il est préférable de ne pas en arriver là et d’appliquer la règle de base, faire du bruit pour avertir l’ours de notre présence et ainsi ne pas l’effrayer. C’est ce que nous faisons régulièrement sur les chemins avec le classique « heeyyyy bear ! » ou notre version française « Aaaalbert ! ». Mais nous avons un avertisseur bien plus efficace, nos deux filles qui ne cessent de jouer, de parler ou de crier tout au long des randonnées !

Et que dire de notre ballade dans Lamar Valley ? Nous avons cheminé seul au monde dans cette magnifique vallée pour au final s’offrir une pause-déjeuner au beau milieu d’un troupeau de bisons  et de proghorn ! Moment magique et impressionnant où ces colosses nous ont surveillé durant notre approche et validé la distance que nous avons su garder avec le troupeau pour au final accepter, sous surveillance des mâles, notre présence sur leurs terres le temps du repas.

Mais de tous les animaux, le plus heureux de notre présence fut le moustique ! Le canyon de Yellowstone est vraiment beau et se mérite au prix de quelques prises de sang ! Heureusement ce fut la seule journée et les rafales à 100km/h au sommet du mont Washburn ont au moins eu le mérite de nous épargner ces désagréments.

Nous quittons Yellowstone heureux, cette semaine fut extraordinaire, il y eu même une journée de pluie pour se reposer, s’occuper de l’intendance et rattraper un peu de temps d’école qui a été quelque peu écourté durant ces belles journées …

Yellowstone m’a également apporté une des clés de la compréhension de l’histoire de l’Ouest américain, ce parc permet en effet de s’apercevoir que la culture et l’histoire indienne est encore bien présente aujourd’hui. Tout ici rappelle que nous sommes en terre indienne,  nom des rivières, des montagnes, des vallées. De ces paysages magnifiques, c’est finalement l’histoire des peuples indiens qui ressort, comme si celle des colons, des cow-boy était trop jeune, trop récente pour avoir occulté la grandeur de ces territoires sacrés…

Nous reprenons la route avec la banane, nous gardons le cap au nord et quittons l’état du Wyoming pour celui du Montana avec comme objectif, Glacier National Park…

On est en retard …

On est en retard …

Nous avons enchainé et bien profité des magnifiques parcs Américains et Canadiens avec en prime une belle météo. Mais voilà, du coup, nous sommes en retard et il faut faire un choix pour rester dans le timing. Soit explorer le nord de la Colombie Britannique et se plonger dans la fabuleuse histoire de la ruée vers l’or Canadien, soit faire une incursion en Alaska pour tenter de profiter de la côte pacifique au sud du 49ème état américain. Le conseil a délibéré, nous ne passerons pas au dessus du 55ème parallèle, en tout cas pas en camping car, l’appel de l’océan est le plus fort !

Nous quittons donc Jasper par une route plus à l’ouest, direction Prince Rupert, ce « short-cut » nous fait gagner 1300km soit une bonne semaine, ce qui comble en partie notre retard et nous avalons en 3 jours les 1200km qui nous séparent du pacifique !

A très bientôt …

Parc National de Grand Teton

Parc National de Grand Teton

Départ à 5h de Cody pour rejoindre d’une traite le parc de Grand Téton en traversant la partie sud du parc de Yellowstone. J’aime ces moments tôt le matin, le jour se lève alors que l’équipage dort encore, la nature s’éveille et la faune sauvage montre le bout de son museau ou de ses cornes…

Nous pénétrons dans le parc de Yellowstone pour une heure seulement le temps de traverser sa partie sud. Ce secteur du parc a été dévasté par un incendie il y a une dizaine d’année, le paysage de désolation contraste avec l’image que nous nous faisons de ce parc mythique.

Arrivés à Grand téton, nous nous rendons au lac jenny avec l’intention d’y randonner pour la journée. Nous sommes le vendredi 22 juin, première journée de cohabitation avec la foule de touristes et vacanciers qui ont eu la même idée que nous ! Comme à chaque randonnée, nous avons emporté notre « bombe à ours » (spray poivré destiné à repousser une attaque d’ours) mais vu l’affluence sur le sentier, il y a peu de chance d’en apercevoir un ! Par la suite, nous avons appris à gérer cette foule de touristes à majorité asiatique qui se déverse sur les chemins des parcs de renommée mondiale entre fin juin et fin Août. La technique est assez simple au final, optez pour des randonnées de plus d’une heure aller et si possible avec un peu de dénivelé et le tour est joué ! 90% des touristes ont un timing très serré et optent pour plusieurs points d’intérêt en une journée, rares sont ceux qui peuvent consacrer une journée voire une demi-journée pour une randonnée.

Autre technique pour ne pas se mêler à la foule, partir naviguer sur les nombreux lacs et rivières qu’offrent ces grands espaces américains et canadien. C’est ce que nous avons fait avec grand bonheur à Grand Téton, ce qui nous a permis de tester notre kayak gonflable acheté à Cody. Bon, OK Jean-Mi, c’est pas LE Kayak ultra marin et taillé pour l’aventure, mais pour se promener sur l’eau en famille et passer quelques petits rapides, c’est parfait. Le plus compliqué, c’est d’obtenir les permis, certificats et autorisations du Parc pour pouvoir naviguer. Et oui, même pour de petites embarcations comme les notre il nous a fallu, acheter deux permis (valables pour un an uniquement dans le parc de Grand Teton 2x12$) puis se rendre dans un autre centre pour payer la taxe sur les embarcations (valable pour un an dans le Wyoming 2x15$) et obtenir la fiche d’inspection et enfin, de la, se rendre sur le site d’inspection ou un Ranger a négligemment jeté un œil à l’intérieur du sac du paddle board et du Kayak puis tamponné (gratuitement !) notre autorisation de naviguer pour la journée…

Entre balades sur sentier et sur l’eau, nous avons passé de beaux moments à Grand Téton, avec un camp de base superbe (merci Ioverlander) avec vu sur les tétons. Une belle soirée passée à Jackson, petite ville selecte au sud du parc où la moindre maison se monnaie 2 à 3 millions de dollars et qui dispose de petits restaurants fort sympathiques…

Ah, au fait, pourquoi Grand Téton ? Ce sont des trappeurs français qui s’aventurèrent  dans cette région au début du 19ème siècle et qui pénétrèrent sur ces terres des tribus Blackfeet, Crows, Shoshones et Gros-Ventre. Ils baptisèrent les cimes enneigées à plus de 4000m, Grands tétons… l’histoire ne dit pas depuis combien de temps ils étaient partis de chez eux …

Cody

Cody

Cody, c’est l’histoire d’un certain William Frederick Cody, plus connu sous le nom de Buffalo Bill, figure mythique de la Conquête de l’Ouest. Monsieur Cody était chasseur de bisons et fournissait entre autre les cuisines de la compagnie des chemins de fer, c’est de cette époque qu’il fut ainsi surnommé. Mais Buffalo Bill est surtout connu pour avoir organisé et dirigé un spectacle populaire : le Buffalo Bill’s Wild West. Ce spectacle mettait en scène la conquête de l’ouest, bien évidemment tournée à la gloire et à la grandeur des états unis d’Amérique subissant les attaques injustifiées de sauvages et sanguinaires indiens…

Ce spectacle était très populaire et très attendu aux 4 coins de l’Amérique car il remontait le moral des colons qui y trouvaient à la fois la fierté de participer à cette aventure mais aussi la justification de leur dure et précaire existence. Il y eu même une tournée en Europe avec un passage en France en 1889 à Paris, Lyon et Marseille ! Pour nous Cody, c’était vivre et s’imprégner un peu plus des deux visages de l’ouest américain. Celui du Cow-Boy tout d’abord, en assistant à notre premier rodéo ! Les néophytes que nous sommes se sont retrouvés au beau milieu de tribunes combles où nous avons ressenti la ferveur populaire se manifester lors de ce beau spectacle. Et c’est vrai que c’est impressionnant, la bénédiction tout d’abord, avec une prière, debout, pour protéger ces valeureux cow-boys qui vont s’affronter dans des exercices très spectaculaires et dangereux. La prière encore afin que « god bless américa », debout et la main sur le cœur ! Et sans transitions aucunes, le défilé des drapeaux des partenaires et autres sponsors de la soirée … Les choses sérieuses commencent ensuite par la très impressionnante chevauchée des taureaux (désolé je n’ai pas d’image dans le film, j’ai foiré les enregistrements GGGrrrr !!!). On comprend beaucoup mieux la prière du début pour ces jeunes hommes qui s’élancent sur un animal de plus d’une tonne, très, mais alors très énervé d’avoir un bipède sur le dos ! Des images de rodéos que nous avons tous vu, ne ressortent absolument pas la rage, la force et la colère de l’animal et l’extrême violence des coups et des ruades que doit gérer et encaisser le cow-boy. Fort heureusement pour nous, tout s’est bien passé, mais c’est vrai que j’ai eu peur que les filles assistent à un drame… Viennent ensuite les épreuves avec les chevaux sauvages et enfin celles où s’expriment pleinement la dextérité des Cow-boys au lasso et la belle osmose avec leur monture lorsqu’il s’agit d’attraper et de maitriser un veau lancé à toute allure. L’autre visage de l’Ouest, c’est celui des indiens, et Cody est réputé pour son musée des indiens des plaines, au sein du Buffalo Bill Historical Center. C’est donc là que nous nous sommes rendus le lendemain matin et nous y avons passé une bonne partie de la journée ! Le billet d’entrée est valable deux jours car ce centre regroupe 5 musées. Nous en avons fait deux avec celui sur la faune et la flore du parc de Yellowstone qui était magnifique, nous avons fait la fermeture ! En parlant de Yellowstone, il serait peut-être temps d’y aller ?