Nous retrouvons le même niveau d’affluence qu’à Yellowstone avec les chinois qui sont un bon indicateur des sites les plus touristiques…. A un point tel ici que sur les trottoirs de la ville nous suivons la foule les uns derrière les autres et on se demande un peu ce que l’on fait là …

Tous les campings affichent « full » alors qu’il y a de la place si on cherche bien, nous dégotons une place au plus proche du village.

On se fait un petit resto à midi avant de faire les boutiques. Rapidement, on part pour descendre la rivière BOW. Au départ du camping, nous laissons le camping-car à BANFF en centre-ville et remontons la rivière Bow en voiture pour réserver une place de camping au plus près de l’ICEFIELD PARKWAY et des fameux lacs Louise et lac Moraine.

Une fois la réservation faite, nous sommes chanceux il n’y avait plus qu’une seule place de disponible, nous voilà parti pour 6 heures de navigation avec kayak et paddle pour rejoindre BANFF. Nous profitons des paysages merveilleux où nous sommes seuls au monde, c’est pourquoi nous n’avons pas oublié d’emporter notre bombe à ours !!! Après 38 km de descente ( !), nous arrivons épuisés à BANFF et recherchons de toute urgence un glacier pour déguster une bonne glace bien méritée…

Arrivés au camping réservé le matin, l’emplacement semble bien petit pour notre VR. Une fois de plus Fabrice manie le motorhome avec aisance et le positionne au millimètre dans cet emplacement qui ne laissait pas beaucoup de marge de manœuvre !

Le lendemain, nous faisons une heure de voiture pour nous accorder une halte aux sources chaudes de Radium Hot Springs. C’est aussi l’occasion de traverser le Parc National de Kootenay, magnifique. Après quelques heures d’intenses activités, bains à 25°c, bains à 35°C et séance bronzage, nous nous rendons au village pour une halte au glacier et déguster une énorme glace. Pour les glaces, les canadiens comme les américains n’ont visiblement pas la même unité de mesure que nous ! ici lorsque vous demandez une boule simple on vous en met une montagne ! deux boules ? deux montagnes ! On s’est fait avoir la première fois mais au grand bonheur de nos petits et grands gourmands!!

Sur le chemin du retour pour BANFF nous croisons des chèvres sauvages et ensuite un loup qui longe la route pendant environ 5 minutes à nos côtés alors même que Léa venait de nous dire qu’elle aimerait bien voir son animal préféré, le Loup ; son vœu est exaucé !

Le lendemain, nous mettons le réveil à 5h du matin pour espérer avoir une place sur le parking du lac moraine. Et oui ici les places sont chères, très chères même car après 45 minutes de route, il est 7 heures, le parking est déjà plein et les rangers en ferme l’accès derrière nous, ouf ! En attendant patiemment l’ouverture du restaurant pour prendre notre petit déjeuner, nous faisons une séance photo au soleil levant dans un cadre féérique. Il fait un temps glacial.

Après un bon petit déjeuner, nous partons en randonnée pour le lac Minnestinmma où l’on fait la rencontre de québécois qui viennent ici très souvent pour la beauté des lieux. Effectivement, arrivés au sommet on a une vue panoramique des glaciers environnants. Les gens sont impressionnés par l’ascension de nos filles au sommet de cette randonnée annoncée comme difficile. Nous casse-croutons avant que Fabrice qui n’est pas rassasié prolonge la rando jusqu’au col situé à 3 000 m.

Nous amorçons la descente sans avoir vu âme sauvage qui vive ! Vu l’affluence touristique, les ours et autres animaux ont visiblement désertés les lieux ….

Nous profitons de nos kayak et paddle pour naviguer sur le lac Moraine et admirer cette couleur émeraude due à la poussière de roche relâchée par le glacier et qui se retrouve en suspension dans le lac. Nous n’avons pas trouvé beaucoup de canoé sur le lac vue le prix élevé à la location (150 $ de l’heure !). Pour finir la journée, nous nous promenons le long des berges du lac Louise, magnifique lui aussi.

Le lendemain nous nous engageons sur l’ICEFIELD PARKWAY. Cette route chemine le long de la chaine columbia sur 232 km et oscille entre 1 800 et 2300 m d’altitude. Autant dire qu’elle nous offre de fabuleux points de vues nous permettant ainsi d’apprécier la beauté des glaciers. Nous faisons une halte à mi-chemin et partons le lendemain pour une randonnée sur le lac Peyto. Encore une fois, on constate que les touristes ne se limitent qu’au point de vue accessible en voiture et ne sont jamais présents sur la randonnée, faute de temps… Nous trouvons un endroit pour piqueniquer juste au-dessus du lac Peyto d’un bleu émeraude lui aussi, vous imaginez la carte postale !

Arrivés au point culminant de l’Icefield Parkway, nous nous arrêtons au centre d’information pour connaitre les activités à réaliser sur place ; un camion 8x8 amène les touristes sur le glacier Athabasca, une passerelle à fond de verre au-dessus des glaces « la skywalk » et le téléphérique… Nous avons préféré rester au plus proche de la nature et faire une nouvelle randonnée loin de la foule du glacier et loin de ce business qui nous laisse un peu perplexe. Alors même que le glacier recule à vue d’œil, son exploitation se poursuit à un rythme effréné…

Même si ce n’était qu’un parking et non un camping nous avons eu la chance durant deux jours de profiter du levé et du coucher de soleil sur le glacier Athabasca du Columbia Icefield car nous n’étions qu’à 1 km des glaciers à vol d’oiseaux alors qu’il y a 100 ans le glacier recouvrait l’emplacement où nous avons dormi. Là aussi, le jeu des photos avant/après nous permet de constater que le recul des glaciers s’accélère de plus en plus ces dernières années. Nous sommes sidérés et désolés de voir le ballet incessant des niveleuses qui refont la piste pour permettre le défilé des camions 8x8 qui emmènent les touristes tout au long de la journée sur le glacier …

C’est la tête émerveillée par la beauté des lacs, des glaciers, des montagnes et des nuits merveilleusement étoilées que nous entamons la descente vers le parc national de JASPER.