Le beau temps ne nous quitte plus et c’est avec lui que nous pénétrons en fin de matinée dans le dédale de collines ondulées aux tons beiges, rouges et rosés  de ces soit disant mauvaises terres. C’est en effet le nom que leur ont donné les trappeurs français lorsqu’ils les ont découvertes à la fin du 19ème siècle, « les mauvaises terres à traverser » (the bad lands to cross) en raison des canyons tortueux qui bloquaient leur avancée. Terre des Lakota (Sioux) elle fut le théâtre d’une des plus cuisante défaite des indiens. Durant l’hiver 1890, les sioux qui tentent d’échapper à l’armée américaine seront finalement capturés dans les Badlands puis déportés plus au sud dans une région contrôlée par l’armée où bon nombre d’entre eux seront massacrés.

Réputées pour ces troupeaux de bisons, les Badlands auront été accueillantes en nous dévoilant une faune riche et accessible sans pour autant nous confronter au Rattlesnake (serpent à sonnette) qui est bien présent lui aussi.

Il y a bien deux campings dans les badlands mais nous testons l’appli conseillée par Anne et Pierredo, « Ioverlander », celle-ci indique des campements possibles et autorisés, en pleine nature afin de profiter pleinement des lieux. Le site indiqué pour les Badlands est carrément magique ! Levé de soleil, couché de soleil et les bisons à deux ou trois cent mètres ! Nous passons deux nuits merveilleuses dans cet environnement magique.

Ces terres sont aussi reconnues comme un formidable gisement de fossiles, en 2010, un enfant de 7 ans a retrouvé un squelette parfaitement conservé d’un tigre à dent de sable. De notre randonnée dans le labyrinthe des falaises de sables et d’argiles nous ramènerons deux coquilles de crustacés, trophées bien plus modestes…

Cap à l’ouest pour la prochaine étape, les BlackHills, autre terre indienne où Kevin Costner y tourna Danse avec les loups …