Tu n’auras pas d’assurance voiture !

Gérée depuis la Savoie, l’obtention de l’assurance pour le camping-car n’avait pas posé grandes difficultés même si, les non-résidents Québécois que nous sommes se sont vu appliquer une prime d’assurance annuelle 3 fois supérieure au tarif pratiqué pour un Québécois ! Malgré les attestations d’assurance délivrées par nos assurances françaises faisant état d’aucun sinistre sur les 5 dernières années, il faut croire que le non Québécois est réputé mauvais conducteur ! Mais bon, nous avions, pour la modique somme de 1850€ ( !), notre assurance pour le VR avant de traverser l’atlantique.

Nous avions prévu de faire l’acquisition de la voiture une fois sur place et ce fut chose faite le lendemain de notre arrivée ! Profitant de l’ouverture des concessionnaires automobile le dimanche et d’une offre de vente de voiture « usagée » intéressante (modèle 2010 avec très peu de kilomètre et quasi neuve pour mois de 6000€) nous faisons l’acquisition d’une superbe Jeep Patriot. Trop facile !

Allo, Monsieur Martin (c’est, du moins c’était, notre courtier en assurance) il nous faut maintenant un contrat d’assurance pour la voiture ; « Non, monsieur, il n’est pas possible d’assurer votre véhicule au Québec, vous n’êtes pas résident Québécois ! Nous sommes le lundi 16 avril, premier des 11 jours qui auront été nécessaire pour obtenir une assurance pour la Jeep ! Nous avons dû essuyer 6 refus de compagnies d’assurance. « Mais enfin monsieur Martin, vous nous avez assuré notre VR qui coûte 60 000€ et il n’est pas possible d’assurer une voiture à 6 000€ ? ».

Et bien oui, 2 raisons à cela, en premier, nous ne sommes pas résident québécois et ce qui est « toléré » pour un camping-car (où les assureurs comprennent bien que des touristes longue durée fassent l’acquisition de ce type de véhicule pour visiter la belle province et plus largement le Canada et les US) n’est pas permis pour une « simple » voiture qui nécessite que le propriétaire soit résident au Québec. Deuxièmement, la réglementation des assurances au Québec ne permet pas à ses ressortissants de séjourner en dehors de la province plus de 5 mois consécutifs ! En résumé, nous sommes non résident et avons besoin de sortir de Québec durant… 11.5 mois !

Après de nombreuses démarches téléphoniques et quelques mails, c’est finalement grâce au Bureau des Assurances du Canada (association qui représente la majorité des assureurs) et à la compréhension et la pugnacité de madame Langevin que nous sommes parvenu, via un nouveau courtier, à obtenir une assurance « à minima » pour la voiture auprès d’AVIVA qui assure notre VR. Le BAC a réussi à imposer à AVIVA notre situation en revenant au bon sens : « vous avez assuré leur camping-car, et bien maintenant vous leur assurez également leur voiture pour le même périple ! ».

Au final, nous avons une assurance pour la Jeep, avec couverture hors Québec pour 12 mois consécutif (ce qu’aucun Québécois n’est en mesure d’obtenir !) et pour un prix raisonnable, 200€. Gros bémol néanmoins, AVIVA ne répond pas à notre demande de contrat de couverture totale et nous couvre uniquement au tiers ! Pas très sport tout ça !

Champagne ! C’est ce que j’avais promis si nous parvenions à assurer la Jeep, ce fut chose faite à l’occasion d’une belle soirée et d’un superbe repas chez Ginette et Elie avec Coco, Jean, Jordan et Joanie.

 

Ride en Harley Davidson !

Ride en Harley Davidson !

Jean et Coco font partie de ces nombreux Québécois qui, les beaux jours revenus, aiment sillonner les routes de la province en moto, pardon, en Harley Davidson. Jean m’avais déjà fait un beau cadeau il y a 4 ans en me confiant le guidon de sa Harley lorsque nous nous étions rendu de l’autre coté de Montréal chercher le camping-car loué. Cette année, c’est en famille que nous renouvelons l’expérience Harley !

Une première sortie s’organise le vendredi 20 avril entre jean et moi à la faveur d’une belle journée. Jean emprunte la moto de son fils, Jordan, et me fait un autre beau cadeau en me confiant sa toute nouvelle machine de la firme de Milwaukee ! Comme il y a 4 ans, au premier contact, la bête impressionne, elle semble lourde et pataude, tellement différente des deux roues que nous avons l’habitude de chevaucher sur nos étroites routes françaises. Assis à son guidon, c’est une sensation de confort et de bien-être qui se dégage aussitôt, lorsque le moteur se fait entendre c’est alors le son Harley et les vibrations typiques de ces machines qui vous envoutent, des frissons parcourent le corps avec un sentiment de réconfort et de sérénité qui se dégage un peu comme si le bi-cylindre de 104 cv me disait, ne t’inquiète pas, ça va bien se passer, fait-moi confiance et profite…

La première enclenchée et les roues en mouvement, je retrouve cette impression extraordinaire d’il y a 4 ans, comment cet engin si lourd et imposant peut-il se transformer instantanément en une moto docile, maniable, très agréable et d’une facilité déconcertante ? Et que dire de l’équipement Hifi de ce beau jouet ? C’est vrai, j’étais septique sur ces équipements que je trouvais too much et assurément non adaptés pour une moto, écouter de la musique via des hauts parleurs extérieurs sur une moto, n’importe quoi ! et bien je peux vous dire que je me souviendrais longtemps de cette longue ligne droite, au bord du fleuve Richelieu les jambes écartés, les pieds en avant avec ce morceau d’AC/DC parfaitement restitué par les 4 hauts parleurs couvrants, juste ce qu’il faut, le bruit du moteur… un vrai grand moment de bonheur !

Bon les copains, c’est décidé, il faut vraiment que l’on s’organise cette virée Harley au US, c’est top j’vous dit !

Mardi 24 avril, toujours du beau, c’est décidé, le « ride » moto se fera en famille ! Jean emmène Léa un peu sceptique sur sa fabuleuse moto, coco emmène Laura impatiente sur sa magnifique Harley à 3 roues et Isabelle soucieuse prend place derrière moi sur la Suzuky de Jordan. Le parcours est établi par Jean et prévoit une pause déjeuner à St Césaire « ô p’tit creux » et le 4h version crème glacée à Marieville ! Bilan de la journée ? Une formidable expérience pour nous tous, Isabelle rassurée par le faible trafic et la prudence extrême de Coco et Jean avec nos filles est revenue avec la banane jusqu’aux oreilles. Laura trop fière de son expérience moto et conquise par le confort de cette si particulière moto et que dire de Léa qui au bout de quelques kilomètres a découvert et apprécié le plaisir et le bonheur de rouler en deux roues sur un modèle mythique et parfaitement adapté pour des enfants : « Papa ! le top en moto, c’est quand on se penche dans les virages, c’est génial ! ». C’est ainsi que les jours qui suivirent, à chaque rayon de soleil, les filles arrivaient en courant en criant « Jean ! il fait beau, on va faire de la moto ?! »

Visite du village d’antan à Drummondville

Visite du village d’antan à Drummondville

Nous partons en famille avec la famille Guetat pour visiter ce village où plusieurs maisons anciennes ont été déplacées et installées avec une église pour célébrer des mariages dans des costumes d’époque. Nous nous promenons à bord d’une calèche en direction de la maison de la fabrique du sirop d’érable, la fameuse « cabane à sucre ». On nous explique que l’eau des érables est récoltée pour être ensuite cuite pendant plusieurs heures pour devenir au final du sirop. 40 litres d’eau récoltée donneront au final seulement 1 litre de sirop d’érable ! A l’époque, l’objectif n’était pas tant de faire du sirop, mais plutôt de poursuivre le processus afin d’obtenir des pains de sucre, d’où le nom de la cabane…

Nous dégustons également dans une autre maison des beignes (beignets) au miel et au sirop d’érable. Un vrai délice à s’en lécher les babines…. Viens ensuite le temps du repas où les spécialités sont nombreuses même si la faim n’est pas là nous faisons honneur à tous les plats qui nous sont proposés : soupe au pois, cretons (rillettes au porc), fèves au lard, jambon et saucisse cuite dans l’érable, oreilles de criss (lard frit comme des chips), betterave marinée dans du vinaigre, ketchup aux fruits, et en dessert de la tarte au sucre d’érable, des grands-pères (pate cuite au four avec du sirop d’érable), pancake. Un vrai festin !

Bienvenue au Québec !

Bienvenue au Québec !

Le printemps au Quebec, ce n’est pas pour tout de suite, -3°C à la descente de l’avion et neige annoncée pour le lendemain ! Coco et Jean sont au rendez-vous, quel plaisir de les revoir et de les serrer dans nos bras. Nous avions passé de si bons moments chez eux en 2014, que nous sommes très heureux et impatient de bénéficier à nouveau de leur hospitalité et de s’établir pour quelques jours dans la Fermette en folie au milieu des animaux.

A la sortie de l’aéroport, nous passons instantanément au format nord-américain des véhicules, là où en France il nous a fallu une voiture + remorque pour embarquer notre chargement, ici le coffre du truck de Jean suffit !

Bien que fatiguées par le réveil matinal, le voyage et le décalage horaire, les filles sont excitées à l’idée de retrouver les nombreux chats et surtout, la star de la ferme, la chèvre clochette !

Le départ

Le départ

Dans le processus de décompression et de préparation au départ, c’est l’Hérault qui nous accueille après la Drôme. 3 jours chez mes parents (Fabrice) pour partager ces derniers instants en France et préparer les quelques 250 kg de bagages ! Papi Bernard a ressorti une balance romaine du siècle dernier pour peser chaque bagage avec précision, mais nous n’avons pas retrouvé le certificat d’étalonnage ! Nous avons pu mettre à  profit ces quelques jours pour finaliser les formations de papi et mamie aux outils de communication qui seront utilisés durant le voyage. Blog, Skype et autres  WhatsApp n’ont plus de secret pour eux !

Samedi 14 avril, 2h00 le réveil sonne, il est temps de boucler les dernières valises, de faire encore plein de bisous et de se rendre à Marignane pour le vol Air Transat TS455 de 8h40. Vincent nous accompagne en bout de piste au bord de l’étang de Berre, il pleut. Les bagages sont enregistrés, les vélos aussi, nous prenons place à bord de l’A310, drôle de sensation, nous n’avons pas de billet retour !

Comme pour profiter encore un peu du sol français,  le pilote engage la pleine puissance des réacteurs avec une demi-heure de retard, are you ready ? let’s go !!